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Attendez-vous à des turbulences sur les marchés, dit cette gestionnaire

Hilda Applbaum de Capital Group affirme qu’avec les pressions inflationnistes persistantes on devrait s’attendre à de la volatilité, mais l’année prochaine devrait être meilleure.

Michael Ryval 8 September, 2022 | 5:00AM
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Direction des vents et symboles de devises

Bien que les marchés aient récupéré certaines de leurs pertes de la première moitié de 2002, l’investisseuse aguerrie Hilda Applbaum prévient qu’ils sous-estiment peut-être les pressions inflationnistes auxquelles les banques centrales sont encore confrontées.

Avec cette volatilité potentielle qui s’annonce, Mme Applbaum, gestionnaire principale du Fonds Capital Group équilibré mondial Canada F (4 étoiles, coté Argent, 1,8 milliard $ d’actifs sous gestion), enjoint aux investisseurs de garder le cap et de se concentrer sur les résultats à long terme plutôt que de s’attarder sur les volte-face immédiates du marché.

« Je suis convaincue qu’il y avait des valeurs à gagner du creux du mois de juin », dit Mme Applbaum, gestionnaire de portefeuille travaillant pour Capital Group à San Francisco depuis 1995 après avoir exercé les fonctions d’agente principale de placement et de directrice de la recherche auprès du système de retraite des employés du service public de Californie et obtenu une maîtrise en économie à l’Université de New York. « La correction boursière a été trop radicale, mais pas partout. Mais ce fut une convergence de facteurs qui a sans doute provoqué des baisses de cours exagérées. »

Le rebond du marché est un peu trop fort

« En juillet, la situation était par trop exubérante et les participants du marché étaient trop obsédés par l’idée de manquer le creux de la vague, dit Mme Applbaum. En plus de trouver de la valeur et d’investir là où se trouvaient les opportunités, je pense que c’est un marché dominé par l’élan. Nous sommes allés un peu trop vite un peu trop loin. »

Mme Applbaum affirme que la Réserve fédérale américaine est obligée de continuer à augmenter les taux d’intérêt parce qu’elle ne contrôle pas encore l’inflation. « Certaines des pressions inflationnistes ont diminué, mais ces derniers jours nous avons constaté des hausses de prix inattendues dans des endroits comme le Royaume-Uni. La banque centrale de Nouvelle-Zélande a procédé à des hausses de taux plus énergiques en constatant les pressions inflationnistes qui s’exerçaient, dit Mme Applbaum. Et il est certain qu’ à moins que le conflit russo-ukrainien ne se résolve rapidement, ces pressions inflationnistes vont continuer à s’exercer en Europe, avec la hausse du prix de l’énergie à l’approche de l’hiver. »

Il faut que les taux d’intérêt continuent à augmenter

Précisant bien que c’est un avis personnel, Mme Applbaum maintient que le récent rebond des actions est allé trop loin et a été trop rapide, et que les banques centrales doivent éviter l’erreur de ne pas suffisamment augmenter les taux d’intérêt : « Nous n’aimons pas les rebonds pendant le COVID, et nous n’aimons pas les rebonds pendant l’inflation. Il est important que les banques centrales mettent le holà à l’inflation. Elles savent comment faire sortir les économies des récessions. Les stagflations leur posent un problème plus compliqué. Il est plus important de le régler, même si l’on risque une légère récession », dit Mme Applbaum, ajoutant qu’elle est convaincue que les banques centrales, dégagées des pressions politiques, vont adopter la bonne marche à suivre.

Du début de l’année au 1er septembre, le Fonds Capital Group équilibré mondial Canada F a eu un rendement de -12,29 %, soit un peu moins que celui de la catégorie Équilibrés mondiaux neutres, qui a perdu 12,05 %. Toutefois, à plus long terme, le fonds surclassé la catégorie avec un rendement de 3,11 % sur les trois dernières années et 5,14 % sur cinq ans, alors que les chiffres respectifs de la catégorie ont été de 1,93% et 3,25 % pour les périodes correspondantes.

Le marché a plus ou moins intégré les mauvaises nouvelles, mais il y a toujours l’imprévu

Bien que le marché semble bien avoir intégré toutes les mauvaises nouvelles (ralentissement de l’économie, fin des mesures de stimulation monétaire et guerre russo-ukrainienne), Mme Applbaum prévient qu’il y en aura peut-être d’autres. « Les marchés réussissent bien à intégrer les deux tiers de quelque chose. En réalité, il y a sans doute quelques autres facteurs que le marché n’avait pas prévus. Si l’on prend les taux d’intérêt aux États-Unis et la courbe des rendements prévisionnelle qu’ils annoncent, ils vont atteindre jusqu’à 3,75 %. Est-ce que cela reflète totalement ce que la Fed devra peut-être faire? Mon avis personnel est que la Fed devra peut-être faire preuve d’un peu plus de volontarisme pour mettre fin aux pressions inflationnistes. Pourrait-on voir des taux dans une fourchette de 4 à 4,25 %? Je le crois, et je ne pense pas que le marché l’ait prévu à 100 %. Le rebond de juillet est probablement fondé à 66 %, mais un tiers est injustifié. Dans es grandes lignes, je ne serais donc pas étonnée de voir un repli des marchés », dit Mme Appblaum, ajoutant qu’elle s’attend à ce que se poursuive la volatilité boursière, à la baisse comme à la hausse.

Mme Applbaum s’inquiète de l’imprévisibilité des conflits géopolitiques, qu’il s’agisse de la guerre entre la Russie et l’Ukraine ou des tensions entre la Chine et Taïwan. Ces situations sont moins prévisibles et prêtent davantage aux accidents. Pourrait-il y avoir un remède au conflit russo-ukrainien sous forme de compromis? Certainement. Cela fera diminuer le prix de l’énergie et améliorera certaines pressions inflationnistes », dit Mme Applbaum, qui travaille dans une équipe comprenant Paul Flynn, Anirudh Samsi et Tomonori Tani pour les actions, et Thomas Hogh et Robert Neithart pour les revenus fixes. « Un accident est-il possible dans la situation sino-taïwanaise? C’est une éventualité très éloignée de mon scénario de base parce des deux côtés on veut l’éviter à tout prix. Les marchés sont plus prudents, encore qu’ils aient récemment fait preuve d’une certaine exubérance. On peut dire sans crainte que la volatilité va persister. »

Les décideurs ne devraient pas avoir peur des légères récessions

Notant que la peur d’une stagflation l’emporte sur les risques d’une récession parce que dans le premier cas il est plus difficile d’en sortir, Mme Applbaum précise : « J’entretiens l’espoir que les banques centrales tirent de l’histoire les leçons qui conviennent et comprennent que juguler l’inflation est la priorité absolue, sans trop s’effaroucher d’une légère récession ou de problèmes politiques éventuels. Je préférerais qu’elles pèchent par trop de resserrement que de relâchement et ne risquent pas un rebond de l’inflation. »

Du point de vue stratégique, le fonds contient 11,46 % de liquidités, 27,09 % de titres à revenu fixe et 61,27 % d’actions (avec une pondération dominante de 33,48 % de titres américains). Le ros des titres à revenu fixe, qui comprennent 300 avoir obligataires différents, est la dette souveraine des pays dits du G-7. « Nous avons aussi des titres de créances de qualité supérieure en provenance des marchés émergents », dit Mme Applbaum, notant que le portefeuille est principalement constitué de titres de qualité supérieure. « Toutefois, nous ne faisons pas de grandes déclarations dans le portefeuille obligataire. » Du point de vue de la durée, les gestionnaires font également preuve de prudence car la durée de la portion obligataire est d’un peu moins de six ans, contre 6,9 ans pour l’indice repère Barclays Global Aggregate Bond Index. Le rendement courant du fonds est de 0,43 %.

Du côté des actions, Mme Applbaum note que les gestionnaires sont des spécialistes du choix ascendant d’actions et que les pondérations sectorielles sont le fruit du processus régissant ce choix. Toutefois, les quatre plus gros secteurs sont les soins de la santé (19,55 %), la consommation défensive (16,07 %), la technologie (14,9 %) et les services financiers (11,23 %).

Toute une variété de styles et d’approches de placement

En cherchant des actions possibles, les gestionnaires ont diverses optiques de ce qui est attrayant. « Nous utilisons des approches et des styles différents, de manière à arriver à un portefeuille équilibré et ne pas tous nous mettre au pas dans la même direction, dit Mme Applbaum. Nous ne voulons pas avoir seulement des investisseurs axés sur l’élan ou la croissance, le revenu ou la valeur. Nous passons vraiment énormément de temps à mettre au point la combinaison de gestionnaires de portefeuilles sur ce fonds. La ligne directrice est l’objectif du fonds, qui est une appréciation du capital à long terme, un revenu courant et la préservation du capital, mais chacun a des façons différentes d’y arriver. »

En général, les gestionnaires s’orientent vers des sociétés classées dans la catégorie de croissance-à-un-taux-raisonnable, qui ne sont pas excessivement endettées, qui disposent de forts flux de trésorerie disponible et dont les affectations de capitaux sont prudentes. « Bien que chacun d’entre nous réponde sans doute à la même question de façon différente, les objectifs du fonds sont ce qui constitue la ligne directrice. Nous voulons que ce fonds participe à la croissance mondiale, fournisse de la stabilité et ne se retrouve pas du côté tranchant de la volatilité si nous avons une correction du marché. »

Les choix principaux d’actions

Un des avoirs principaux du fonds est Astra Zeneca PLC (AZN), une société anglo-suédoise acquise par le fonds il y a environ cinq ans. « Lorsque nous avons investi dans la société, elle avait un rendement en dividendes de 4 % et un ratio cours/bénéfices à deux chiffres modeste. Le marché était focalisé sur les expirations de brevets, mais la société a procédé à certaines acquisitions très intéressantes et conclu des partenariats avec d’autres compagnies. Ses produits pharmaceutiques sont maintenant très prometteurs, ce qui provoque l’enthousiasme de nos analystes », dit Mme Applbaum. L’action se négocie à 20,85 fois ses bénéfices et a un rendement en dividendes de 1,93 %.

Un autre avoir principal est UnitedHealth Group Inc. (UNH), une société de soins et d’assurance américaine qui est dans le portefeuille depuis environ cinq ans. « Lorsque nous avons commencé à investir dans la société, nous étions assez préoccupés par la gestion et la réglementation des soins de santé. Mais ce que nous avons tôt fait de constater, c’est l’importance de ce secteur et de la rapidité de sa gestion », dit Mme Applbaum, qui note que la firme est désormais la plus grosse société de gestion des soins de santé sur le marché américain. L’action se négocie actuellement à un ratio cours/bénéfices de 28,6 et verse un dividende de 1,2 %.

Dans un an environ, affirme Mme Applbaum, alors que les taux d’intérêt seront peut-être plus élevés dans certaines circonscriptions que le marché ne le prévoyait, d’ici la fin de 2023, « nous serons sans doute à la veille d’un cycle d’assouplissement. Si vous songez à investir sur un an, je suis convaincue que nous seront en très bonne posture et dans un environnement de marché haussier, dit Mme Applbaum. Toutefois, il y aura une certaine volatilité et il est important que les investisseurs continuent à investir et gardent le cap. »  

 

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Securities Mentioned in Article

Security NamePriceChange (%)Morningstar Rating
AstraZeneca PLC ADR68.47 USD0.00Rating
Capital Group Global Balanced Canada F15.07 CAD0.26Rating
UnitedHealth Group Inc536.16 USD0.00Rating

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Michael Ryval  

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