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C’est le moment de se pencher de nouveau vers la techno, dit ce gestionnaire

Les actions fortement bradées de la technologie, de la consommation discrétionnaire et des valeurs industrielles pourraient procéder à un revirement qui leur permettrait de surclasser la consommation défensive, dit ce gestionnaire de fonds d’actions médaillé.

Jade Hemeon 24 November, 2022 | 5:00AM
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La biosphère de Montréal, de grands arbres verts et un étang artificiel

Le gestionnaire principal de portefeuille montréalais de la Catégorie Fidelity Grande Capitalisation Canada, Hugo Lavallée, dit qu’une pensée anticonformiste est une des raisons de ses dix années de succès aux commandes du fonds.

Être un anticonformiste signifie avoir en son for intérieur le courage d’intervenir et d’acheter des entreprises prometteuses lorsqu’elles sont boudées par le marché. C’est difficile à faire, et parfois ça veut dire subir des performances médiocres en attendant que le cours de l’action se redresse.  

Acheter à bas prix veut dire être différent

Cette approche a été très payante. La Catégorie Fidelity Grande Capitalisation Canada a un historique de performances remarquable, avec son rendement annuel composé sur cinq ans de 16,8 % pour la série F qui écrase les 6 % qu’enregistrent les fonds comparables de la Catégorie Morningstar Actions principalement canadiennes ainsi que les 7,8 % de l’indice. Ce fonds 5 étoiles est coté Argent par Morningstar.

« Il faut acheter des actions quand les sociétés connaissent des revers de fortune, puis attendre que le marché abonde dans votre sens », dit M. Lavallée, analyste de recherche sur les actions auprès de la société torontoise Fidelity Investments Canada. « Ça me vient tout naturellement, et c’est un des principaux outils de ma panoplie depuis que je travaille dans le secteur des placements. »

Le temps est un facteur crucial

Selon M. Lavallée, quand on est anticonformiste, on a toujours l’impression de tout faire de travers, car on va à l’encontre de la tendance qu’a l’humanité d’éviter le danger et le risque. Sa vision du temps est l’ingrédient principal alors qu’il se fixe sur le trimestre, le semestre ou l’année qui suit et s’arme de patience quand il le faut.

« La combinaison d’une excellente entreprise dotée d’un excellent historique à un excellent prix n’existe pas, c’est un mouton à cinq pattes, dit-il. Il faut acheter au moment où une excellente entreprise connaît exceptionnellement un revers ou n’est pas reconnue, et attendre qu’elle gagne les faveurs du public. C’est une perspective différente, et on est toujours en proie à l’incertitude. »

Il dit avoir mis au point son style lorsqu’il est entré dans le secteur des placements en 2002, et qu’il y avait en abondance des actions bon marché à la suite de l’effondrement de la technologie. Les temps étaient durs, mais il pouvait « retirer la goupille » et acheter des sociétés attrayantes à un bon prix, ce qui était payant lorsque les craintes se dissipaient et que les investisseurs revenaient sur le marché. Lorsque le marché boursier est exubérant, M. Lavallée se méfie.

Son objectif est d’acheter des actions dont le cours pourrait doubler sur cinq ans, c’est-à-dire qui gagneraient 15 % par an. Ces occasions sont plus nombreuses actuellement qu’au début de l’année, et il a été très actif.

Les sensations fortes l’emportent sur les bons sentiments

Il penche de nouveau vers la technologie, la consommation discrétionnaire et les valeurs industrielles, secteurs qui ont fait l’objet de grosses liquidations, alors que les actions défensives comme celles de la consommation courante relèvent des bons sentiments et l’intéressent moins.

De nombreuses firmes technologiques ne gagnent pas autant d’argent actuellement, et cela va conduire à certains changements dans les comportements, dit M. Lavallée. Pendant des années, on a mis l’accent sur une croissance aussi rapide que possible en insistant moins sur les bénéfices et les marges de capacité d’autofinancement. C’était la croissance avant tout, c’est-à-dire qu’on mettait la charrue avant les bœufs. »

Les gestionnaires de certaines sociétés sont désormais plus concentrés sur la profitabilité et l’exercice d’un meilleur contrôle de leurs dépenses opérationnelles et en capital, dit-il. Une grande partie des rémunérations des cadres supérieurs du secteur technologiques étant basée sur les actions, la direction est extrêmement motivée pour opérer un revirement.

M. Lavallée aime bien utiliser les 49 % de contenu étranger autorisés dans la Catégorie Fidelity Grande Capitalisation Canada, et il se concentre principalement sur les actions américaines de ce secteur. Toutefois, il voit certaines opportunités en Europe, zone en disgrâce.

L’Europe devrait finir par se stabiliser

« Les temps sont durs en Europe en ce moment, avec la guerre en Ukraine et le prix élevé de l’énergie, dit-il. L’hiver sera douloureux, mais il est difficile d’imaginer que ce sera pire l’hiver prochain, et je cherche à voir plus loin que ce qui se passe aujourd’hui. »

Sa stratégie anticonformiste a été couronnée de succès quand les marchés ont plongé au début de la pandémie de coronavirus. Par exemple, il a pris des positions dans des détaillants au rabais comme Dollarama Inc. (DOL) et Five Below Inc. (FIVE) en 2020, quand les confinements obligeaient les gens à rester chez eux, que certains centres commerciaux ont fermé au Québec, et que le magasinage en ligne a pris l’ascendant.

Un an plus tard, ces actions ont fortement rebondi, et il les a encore dans son portefeuille. Il a encaissé certains profits de Five Below, mais s’y est « réengagé » l’été dernier, quand le prix de l’action a de nouveau chuté.

La Catégorie Fidelity Grande Capitalisation Canada, série F, a connu une année spectaculaire en 2021, avec un gain de 23 %. Cette année, elle est légèrement à la traîne avec une perte de 9,1 % du début de l’année au 16 novembre alors que la catégorie n’a perdu que 7,2 %, mais le fonds maintient toujours un gain annuel moyen robuste de 21,1 %.

Une société qui a été récemment ajoutée est Boyd Group Services Inc. (BYD), qui exploite des centres de réparations après collisions et se débat dans des problèmes de chaîne logistique et de disponibilité de main d’œuvre, que M. Lavallée considère comme provisoires.

Selon M. Lavallée, quelques gros gagnants peuvent faire une énorme différence dans les rendements. Son fonds détient habituellement un nombre de noms généreux, de 75 à 100, avec de plus grosses pondérations dans 10 ou 20 titres préférés. Il gère aussi le Fonds Fidelity Opportunités canadiennes (5 étoiles) et le Fonds Fidelity Leadership climatique (médaillé Argent), et certaines de ses idées proviennent du travail qu’il a accompli sur ces deux fonds, notamment dans l’arène des petites capitalisations.

Ajuster la durée d’un placement à la situation

La Catégorie Fidelity Grande capitalisation Canada a une rotation assez importante, bien qu’elle contienne quelques avoirs à long terme comme le détaillant alimentaire Metro Inc. (MRU) et Constellation Software Inc (STZ). M. Lavallée est toujours prêt à agir vite si les choses changent en bien ou en mal, et peut suivre une entreprise pendant des années avant qu’une baisse de ses cours ne crée un point d’entrée attrayant.

« Les marchés changent constamment et il faut réagir vite pour profiter des occasions, dit-il. Lorsque la COVID s’est abattue sur nous, le marché a dégringolé de 40 %, occasion extraordinaire de réorienter le fonds. Nous nous trouvons dans un autre marché difficile, et notre taux de rotation va probablement être élevé cette année. »

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Securities Mentioned in Article

Security NamePriceChange (%)Morningstar Rating
Boyd Group Services Inc Ordinary Shares203.05 CAD0.00
Constellation Brands Inc Class A230.29 USD0.00Rating
Dollarama Inc78.09 CAD0.00
Five Below Inc198.32 USD0.00Rating
Metro Inc69.04 CAD0.00Rating

About Author

Jade Hemeon

Jade Hemeon  Une journaliste pigiste comptant plus de 20 ans d'expérience dans le domaine financier, Elle fut auparavant journaliste pour le Financial Post et le Toronto Star.

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